Lorsque pour la première fois mes yeux se sont posés sur toi, je n'ai pas compris tout de suite ce qui m'était arrivé. C'était peut-être à cause de la brièveté du regard presque fuyant que je t'ai lancé. Ou parce que mon c½ur avait fait un bond, un saut, un sursaut, un grand bon, comme pour me faire savoir qu'il débordait de joie... C'est peut-être parce que mon c½ur, à l'instant précis où il a ressenti ta présence, a pris soin de désactiver mon cerveau qui risquerait de faire des bêtises et de tout gâcher.
Mon cerveau étant désactivé, je fus aveuglement plongé dans une béatitude invraisemblable. Ton sourire était pareil à celui d'un ange, tes cheveux doux et soigneusement brossés flottaient au vent, et tes yeux d'un charme autoritaire me disaient de me laisser faire :
« Je veux te donner de l'Amour ».
Et moi, ébahi, je pouvais à peine marmonner :
« Oui... J'ai besoin d'Amour. »
Mon c½ur battait de plus en plus fort. Plus je te regardais, moins j'avais la force de résister. Je me souviens avoir fermé mes yeux devenus lourds, trop stimulés par les merveilleuses lumières qui émanaient de tout ton être.
Extrait de : Lettre à celle qui a beaucoup d'amour à donner